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Il risquait 5 ans de prison, il n’écope que de 2 ans

 01 juillet 2022 16:35  |   Verviers


François (nom d’emprunt pour protéger la victime) a à peine 19 ans, mais s’était retrouvé devant le tribunal correctionnel, détenu, où il était accusé de viols répétés sur une gamine… de 11 ans C’est à une amie qu’Emilie prénom d’emprunt) s’est confiée en disant que François la forçait à faire de mauvaises choses, qu’il lui faisait mal, sans plus. De fil en aiguille, l’information remonte à la police. Interrogée, Emilie parle alors de fellations forcées, à plusieurs reprises, et même de tentative de pénétration, qui lui faisaient mal.

Face à tout ça, François niait fermement. « J’ai jamais fait tout ça. Je connais Emilie depuis qu’elle est bébé, et je la considère comme ma petite sœur. Je n’ai jamais été seul avec elle. » 

Me Mathonet, partie civile, avait mis en avant le récit cohérent et constant d’Emilie, avec des détails qu’on ne peut inventer à 11 ans. Elle évoquait aussi des symptômes typiques chez les enfants abusés : résultats scolaires en chute libre, des pipis au lit, des terreurs nocturnes et des insomnies, voire des cauchemars. 

Mme Herman, ministère public, réclamait avec conviction un verdict de culpabilité et une peine sévère. Elle avait évoqué le comportement étonnant de François lorsqu’il a été arrêté. Il avait l’air résigné et n’a rien voulu dire, au lieu de clamer son innocence. Face à ça, on a les déclarations éclairantes de la gamine, avec des détails qu’il faudrait être forte pour les inventer à 11 ans ! Elle réclamait 5 ans de prison ferme.

Mais son avocat Me Petit les faits étaient rien moins qu’évidents« C’est plein de flou. Moi, je ne dis pas que mon client est innocent, je dis simplement qu’on ne peut savoir ce qui s’est réellement passé. L’enjeu est colossal pour ce jeune garçon, qui serait marqué au fer rouge toute sa vie. » Et de réclamer son acquittement, au moins au bénéfice du doute.

 Il l’a obtenu, mais seulement pour les faits qualifiés de viols, le tribunal estimant que le doute est permis. Mais pas pour l’atteinte à l’intégrité sexuelle, qu’il condamne par deux ans de prison, dont un avec sursis. (L.B.)








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