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Il risquait 14 ans de prison, mais il est mort entre-temps

 14 fevrier 2020 08:43  |   Verviers


Ce vendredi matin devait tomber le jugement concernant un Verviétois de 68 ans, Marc Bosard, qui risquait jusqu’à 14 ans de prison pour tentative d’assassinat sur le nouveau compagnon de son ex-femme. Un jugement qui ne sera jamais prononcé, car l’homme est décédé entre-temps.

Il est vrai que c’est en très mauvaise santé, en chaise roulante et muni d’appareil respiratoire, qu’il avait comparu il y a un mois devant le tribunal correctionnel où il était accusé de tentative d’assassinat et où le ministère public avait réclamé 14 ans de prison.

Le 4 septembre 2018, six coups de feu retentissent place St Remacle à Verviers. Un homme de 54 ans gît dans sa voiture, atteint à la tête et aux bras, grièvement blessé. Des témoins diront qu’un autre homme s’est approché de la voiture, et a tiré à travers le pare-brise. Cet homme, c’érait Marc Bosard (68 ans), l’ex mari de l’actuelle compagne de la victime, qui se trouvait au volant, mais qui n’a pas été inquiétée.

Au tribunal, le ministère public n’avait pas eu beaucoup de difficulté à établir la volonté de tuer ainsi que la préméditation. C’est que le prévenu, après être sorti de l’hôpital où il avait reçu de très mauvaises nouvelles pour sa santé, est allé chercher une arme chez lui, puis a attendu 4 heures sur la place l’arrivée du couple, avant de commettre cet acte qui aurait pu être fatal à la victime, pour qui les séquelles sont importantes. De plus, de nombreux témoins révèlent que depuis des mois, le prévenu avait émis des menaces de mort et promis de tuer son rival.

Devant le tribunal, Marc Bosard a cependant nié son intention de tuer. Il était en colère contre l’homme parce que selon lui il maltraitait ses deux filles. Ce soir là, il a voulu aller s’expliquer avec lui, et s’il a pris une arme, c’est pour se défendre le cas échéant, dit-il dans un premier temps avant de reconnaître qu’il voulait seulement l’estropier, lui faire mal.

La défense, assurée par Mes Lambert et Merahi avait évoqué le geste d’un homme au bout du rouleau, en souffrance à cause du calvaire subi par ses filles de la part d’un homme qui avait pris le pouvoir sur elles, et qui s’est rendu compte tout de suite qu’il avait fait une connerie monumentale. Elle demandait une peine avec sursis, c’est-à-dire qui ne soit pas supérieure à 5 ans de prison. Le décès de Marc Bosard éteint donc les poursuites. (LB)










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