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La mort tragique de Sarah, fauchée par un bus, au tribunal

 19 fevrier 2019 12:57  |   Verviers

C’est un terrible accident, qui a coûté la vie à une jeune fille de 15 ans Sarah Rossay, qui a été évoqué ce matin devant le tribunal de police de Verviers. C’était le 26 mai dernier, à 12h45, à l’arrêt de bus situé à la Bouquette. Trois personnes, deux jeunes filles et un adulte, descendent du bus et se dirigent en direction de Theux. A cet endroit, l’accotement est herbeux. Les trois personnes longent le bus sur l’herbe, mais Sarah s’en écarte pour marcher sur le tarmac, au moment précis où le bus démarre. Et fauche Sarah, qui y laissera sa vie.

Le chauffeur, Raphaël, 44 ans, est-il responsable de ce funeste accident ? C’était l’objet d’un débat douloureux ce matin devant le tribunal de police. Le ministère public, qui poursuit Raphaël pour homicide involontaire, le pense en tout cas. Pour lui, il a commis une faute lourde en démarrant droit devant lui, en se préoccupant de ses rétroviseurs et de la circulation sur cette chaussée fréquentée, mais en négligeant la sécurité de ses passagers. « Sarah se trouvait à trois mètres du bus, il s’est écoulé 2,8 secondes selon les images vidéo entre l’instant où le bus démarrage et celui du choc. Il aurait dû nécessairement la voir s’il avait regardé devant lui » estime M. Bonnivert. Pour lui, la sanction ne doit pas se trouver dans une peine de prison, mais dans une forte amende et déchéance du droit de conduire.

Mais la défense, assurée par Me Lambert, conteste sur un plan juridique cette responsabilité, sans vouloir s’en laver les mains. « Ce n’est pas un cow-boy, il est chauffeur de bus depuis 22 ans, avec de très bons états de service. Les images montrent que les deux autres personnes continuent à marcher sur la surface herbeuse, tandis que Sarah en déboîte juste avant le démarrage du bus. »

L’émotion est à son comble lorsque la maman de Sarah, sa fille unique, prend la parole : « L’accident a fait en réalité deux morts : Sarah et moi ! Il n’y a plus personne pour me dire Maman ». Jugement le 5 mars. (LB)








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