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L'enfouissement de déchets radioactifs inquiète le Député fédéral Malik Ben Achour

 15 mai 2020 16:33  |   Arrondissement de Verviers


Mardi, la ministre luxembourgeoise de l’Environnement s’est inquiétée d’un projet d’enfouissement de déchets radioactifs dans le sud du pays tout en dénonçant une irrégularité vis-à-vis des procédures européennes en vigueur dans ce domaine. L’arrondissement de Verviers est particulièrement concerné par cette polémique puisque les communes de Stavelot, Lierneux, Trois-Ponts et Stoumont notamment seraient concernées pour accueillir ces déchets nucléaires.

Le MR pointé du doigt

Membre de la Commission Energie-Climat-Environnement de la Chambre des Représentants, le Député fédéral Malik Ben Achour (PS) a porté il y a moins de trois semaines, une proposition de résolution demandant, au vu du contexte sanitaire, une prolongation de 30 jours des délais de l’enquête de l’Office national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF). Malheureusement, indique le Député fédéral PS, ce texte n’a pas obtenu de majorité en Commission et a été rejeté le 30 avril dernier.

« Le MR, accompagné de la droite flamande, s’est opposé à la résolution empêchant, de la sorte, une prolongation des délais de l’enquête publique qui aurait pourtant permis aux citoyens de la région verviétoise d’avoir le temps de prendre connaissance des éléments de ce dossier complexe et de formuler leurs avis dans de meilleures conditions », affirme aujourd’hui le Député Malik Ben Achour.

Report de l’enquête demandé

Une lettre a été envoyée aux bourgmestres de l’arrondissement de Verviers pour les sensibiliser à la problématique. D’autant que les réponses apportées ce mercredi par la Ministre de l’Energie et de l’Environnement, Marie-Christine Marghem (MR), affirmant que la consultation publique en cours concernait uniquement le principe de l’enfouissement géologique et non la localisation des sites qui pourraient accueillir celui-ci, n’a pas apaisés les craintes du Député verviétois. « Le rapport sur les incidences environnementales cite bel et bien le Massif de Stavelot et le Plateau de Herve comme lieux potentiels d’enfouissement », indique-t-il.

Une question parlementaire a d’ores et déjà été déposée. Dans celle-ci, il est demandé une délimitation géographique précise des zones concernées et un report de l’enquête.










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