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Les chèques commerces suffiront-ils à aider le secteur ?

 26 mai 2020 10:53  |   Herve


Les communes multiplient ces derniers temps les initiatives pour favoriser ou relancer le commerce local qui a subi de plein fouet la crise sanitaire liée au Covid-19. A Herve, la majorité HDM a décidé d’adapter les chèques-commerces pour inciter ses citoyens à consommer local. Elle a ainsi lancé l’action spéciale « Bon Go to Herve ». Par tranche d’achat de 20€ de chèques-commerces, le citoyen se voit offrir un chèque supplémentaire de 5€. Ces chèques en édition limitée à raison de 4 bons par personne ne sont valables que dans les commerces non alimentaires ainsi que dans l’Horeca et auprès des ambulants du marché qui ont été fermés durant la période de confinement. « Sur les 1 000 bons édités, 750 ont déjà été vendus 10 jours à peine après leur lancement », se réjouit Jean-Marc Monseur, Echevin des Commerces à Herve.

Mesure insuffisante pour EPH

 « C’est une mesure à laquelle nous n’allons pas nous opposer, mais elle nous parait insuffisante au regard de ce que vont vivre dans les mois qui viennent certains de nos commerces, de nos entreprises et de nos citoyens. La reprise ne sera pas évidente pour tout le monde et ici, le collège propose de consacrer 5000 euros pour des bons à acheter par les citoyens et à utiliser dans les commerces locaux qui ont dû fermer.  Si 250 personnes achètent chacune 4 bons, cela va donc concerner… 250 personnes », a expliqué la conseillère EPH Marie-Martine Schyns. Hier soir, en conseil communal, elle a suggéré de mener une campagne de promotion du commerce local avec un annuaire en ligne mais aussi de se pencher sur la question des indépendants pour qui les aides du gouvernement fédéral et de la Région wallonne ne seront pas suffisantes pour reprendre.

Certains citoyens en situation de précarité

Plus globalement, le groupe EPH souhaiterait que la commune  réfléchisse à comment soutenir, de manière ciblée,  les citoyens qui sont passés de travailleurs à chômeur temporaire. Et d’analyser les taxes (par exemple les taxes force motrice) qui pourraient être supprimées pour les entreprises qui ont dû fermer.

En réponse, HDM a expliqué qu’il n’avait jamais taxé les enseignes ou les terrasses et qu’il avait soutenu le secteur Horeca avec la plateforme drive in Herve. «  Mais ils n’ont rien répondu sur l’enjeu de la précarité d’une partie des citoyens », conclut Marie-Martine Schyns. (MY)










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