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Dix ans de prison pour une tentative de parricide à Spa ?

Photo d'illustration
 22 novembre 2019 13:20  |   Spa - Verviers

10 ans de prison, c’est la peine extrêmement lourde réclamée par le ministère public ce matin à l’encontre d’une jeune Spadoise de 29 ans, accusée de tentative de meurtre sur son propre père devant le tribunal correctionnel de Verviers.

C’était lors d’une scène qui s’est déroulée à Spa le 29 août 2018. Ce jour là, Tiffany débarque comme une furie chez ses parents, qui avaient la garde de sa fille de 7 ans par décision de justice. Elle avait en effet appris par sa fille que son père la maltraitait, tout comme elle avait été elle-même maltraitée dans son enfance. « J’avais bu énormément, j’étais complètement ivre, il rigolait alors je l’ai frappé » explique-t-elle au tribunal où elle comparaît libre après avoir effectué 7 mois de détention préventive. C’est ainsi qu’elle lui casse une bouteille sur la tête, lui porte des coups, puis se saisit d’un couteau à steack et lui porte 5 coups, dont deux au thorax et un dans le dos. « Mais je n’ai jamais voulu le tuer » réfute-t-elle. 

Ce n’est pas l’avis du ministère public, pour qui, selon la loi, lorsqu’on met en œuvre des moyens qui normalement mènent à la mort, il y a bien intention de tuer. Il en veut pour preuve les coups portés au thorax, dans la région du cœur et des poumons, et les déclarations du papa selon qui elle éructait : « Je vais te tuer ». Se basant sur un rapport psychiatrique qui la décrit comme borderline et instable, et présentant un risque élevé de passage à l’acte sous l’emprise d’alcool en cas de circonstances difficiles, il réclame une peine sévère de 10 ans de prison.

Pour la défense, il n’est pas question de volonté de tuer. « Il faut vraiment prouver l’intention de tuer, c’est-à-dire de devenir un meurtrier.  Mais les plaies infligées sont superficielles, et si elle avait voulu tuer, elle se serait acharnée. Ici, on a affaire à une femme en état de détresse, qui dans un état d’hystérie, a explosé. Mais il n’y a pas d’éléments assez précis pour évaluer sa réelle intention. » Elle demande donc son acquittement pour ce chef, ou à tout le moins un sursis probatoire pour une peine inférieure à 5 ans. « Elle a depuis lors récupéré sa fille, et s’est reconstruite. On ne va pas casser tout ça. »

Jugement le 20 décembre (L.B)








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