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3 ans de prison avec sursis pour le « jardinier » d’une plantation de cannabis, à Pepinster

BELPRESS - Illustration
 30 juin 2020 11:57  |   Pepinster


En janvier 2019, la police de la zone Vesdre est appelée à Pepinster, impasse de Prévôchamps, sur un site regroupant plusieurs entreprises. Le matin, les occupants voisins avaient remarqué qu’un hangar, habituellement bien fermé, avait la porte grande ouverte et que le boîtier à code avait été fracturé.  

La police découvre pas moins de 1.641 plants de cannabis, qui venaient manifestement d’être récoltés, sans doute lors d’un vol commis la nuit même. Le locataire du hangar, un certain Rosario (53 ans) d’origine sicilienne habitant Seraing, reconnu par les voisins comme étant le signataire du bail et ayant été vu sur le site en compagnie d’un autre homme plus jeune qu’il présentait comme son neveu, ne peut nier être lié à la plantation.

Le « neveu » est identifié comme étant Rosario (30 ans) de Fléron, déjà condamné dans une affaire de plantation de cannabis en 2017. Sentant venir l’oignon, il a eu  cependant le temps de prendre la poudre d’escampette  et se réfugier en Sicile. Où il a été arrêté et extradé en Belgique quelques mois plus tard.

Au départ, il avait nié toute implication dans ce trafic qui aura finalement duré près d’un an, avec de plantureux bénéfices à la clef. Il prétendait même n’avoir jamais mis les pieds à Pepinster. Jusqu’au moment où son ADN fut découvert sur le site même de la plantation ! 

Dès lors, changement de version : il était forcé par des Marocains, des types dangereux, à travailler pour eux. Ils lui avaient promis une rémunération de 8.000 euros.

C’est toujours cette version qu’il a défendue devant le tribunal correctionnel, Pour la défense,  ils n’étaient que des ouvriers, contraints par un gang de dangereux malfrats marocains, de travailler pour eux, sans doute en raison de leur implication passée dans une autre affaire de plantation.  Ils demandaient l’octroi d’un sursis probatoire.

Quant à Mme Clérin, ministère public, elle réclamait une peine de trois ans ferme pour Rosario, et de deux ans pour l’autre Rosario, « l’oncle »

Le verdict est plus clément : trois ans, mais avec sursis pour le surplus de la préventive pour le premier, et 120 h de travail (ou 18 mois) pour le deuxième. (L.B)

 










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