La présence d’une meute de loups est confirmée dans les bois de la Louveterie et de la Gileppe. Depuis le début de l’année, les attaques de moutons se multiplient dans les villages voisins, avec une forte accélération ces dernières semaines.
La situation inquiète les éleveurs, mais aussi certains habitants. Le DNF veut donc remettre les faits au centre du débat. Un couple de loups s’est installé naturellement dans le secteur et s’est reproduit. Des louveteaux sont nés au début du mois de mai. Leur tanière n’est désormais plus utilisée, mais la présence de la meute se traduit aujourd’hui par une succession d’attaques sur des troupeaux.
Pour l’homme, pas de raison de paniquer
Le premier message du DNF se veut rassurant. La présence du loup ne signifie pas que les promeneurs, les enfants ou les habitants sont en danger.
« Pour les habitants, les promeneurs, les enfants ou les mouvements de jeunesse, le risque est extrêmement faible. »
Le loup est un animal sauvage discret qui évite généralement l’être humain. Une rencontre reste rare et, si elle se produit, le bon réflexe est de garder ses distances, de ne pas courir et de laisser l’animal s’éloigner. Les chiens doivent être tenus en laisse, particulièrement en forêt, en lisière et aux heures où les loups sont davantage actifs.
Les moutons, eux, sont bel et bien concernés
Pour les éleveurs, la situation est évidemment très différente.
Le loup est un prédateur opportuniste : il recherche les proies les plus faciles à capturer. Un mouton insuffisamment protégé peut donc représenter une source de nourriture particulièrement accessible. La naissance des louveteaux peut également expliquer une augmentation temporaire des besoins alimentaires de la meute.
« Le problème n’est pas que le loup serait attiré par les personnes, mais qu’il peut être attiré par des animaux domestiques faciles d’accès. »
La priorité est donc de rendre les troupeaux moins accessibles. Clôtures électrifiées correctement installées et entretenues, rentrée des animaux les plus vulnérables lorsque c’est possible : les mesures de prévention sont essentielles pour éviter que les loups ne prennent l’habitude de revenir vers les élevages.
Natagriwal propose gratuitement aux éleveurs une analyse de risque sur place et des recommandations adaptées. Dans les zones d’installation du loup, les protections peuvent être entièrement subsidiées par la Région wallonne.
Que faire en cas de rencontre ?
Si vous apercevez un loup, inutile de paniquer… mais pas question non plus de chercher le contact.
Il faut rester calme, rester visible, garder l’animal dans son champ de vision et s’éloigner tranquillement. Il ne faut ni le suivre, ni le poursuivre, ni tenter de l’attirer ou de le nourrir.
« Le bon réflexe est simple : ne pas nourrir, ne pas attirer. »
Cela vaut aussi pour les déchets, les restes alimentaires ou la nourriture pour chiens et chats laissée à l’extérieur.
Et en cas d’attaque d’un troupeau ?
Une attaque suspectée doit être signalée rapidement au Réseau Loup ou au DNF, afin qu’une expertise puisse être réalisée.
Dans la mesure du possible, il faut éviter de déplacer les animaux morts et préserver les lieux. Des photos peuvent être prises sans modifier la scène. La date, l’heure et la localisation doivent également être communiquées.
La Région wallonne prévoit une indemnisation des pertes dues au loup lorsque les conditions sont remplies.
Et pour les camps scouts ?
La présence de la meute ne remet pas en cause les camps scouts ou les activités de plein air. Les groupes humains, souvent nombreux et bruyants, ont plutôt tendance à faire fuir le loup. Quelques règles de bon sens suffisent : ne pas nourrir les animaux sauvages, ne pas laisser de nourriture accessible, tenir les chiens en laisse et conserver ses distances. Le DNF recommande enfin de ne pas publier sur les réseaux sociaux la localisation précise des loups, afin d’éviter d’attirer des curieux ou de provoquer des comportements inadaptés.
Vigilance, pas panique
La meute est bien installée. Les attaques de moutons sont une réalité. Mais le risque pour l’homme reste extrêmement faible. Le message du DNF tient donc en quelques mots : protéger les troupeaux, adopter les bons réflexes et laisser les faits prendre le dessus sur les rumeurs et la peur.
Sur le même sujet
Recommandations
Nouvelle vague de chaleur: les maisons de repos sont rodées !
Des lanternes à la place des flammes : les camps scouts s’adaptent à la canicule
Fagnes : risque élevé d'incendie, mais de nombreuses promenades accessibles
Bullange: des clôtures pour protéger les troupeaux du loup
Face au loup, des Bergers d'Anatolie protègent les troupeaux