Le centre-ville de Verviers dispose désormais d’un Partenariat local de prévention pour les indépendants. Déjà 109 commerçants ont rejoint ce dispositif destiné à faciliter les échanges.
Cela fait plus de dix ans que Chloé Corman est commerçante dans le centre-ville de Verviers. Au cours de ces années, la restauratrice a malheureusement connu quelques mésaventures. À tel point que la sécurité de son établissement fait aujourd’hui partie de ses priorités. Et pour cause.
« Nous avons été cambriolés quatre fois. Je pense que si le PLP avait existé à l’époque, d’autres commerçants auraient peut-être pu voir quelque chose et le signaler. Cela aurait éventuellement permis de faire des liens avec d’autres faits similaires », explique Chloé Corman.
109 commerçants déjà engagés
C’est dans ce contexte qu’un PLP-I, un Partenariat local de prévention pour les indépendants, a été officiellement lancé ce vendredi à Verviers. Il réunit la Zone de police Vesdre, la Ville de Verviers et les commerçants du centre-ville.
Le principe n’est pas neuf puisque 14 PLP existent déjà sur le territoire de la zone. Celui-ci présente toutefois la particularité de s’adresser spécifiquement aux commerçants.
« Un PLP, c’est tout simplement un échange d’informations, ici entre les commerçants et la police. On sait que l’information est à la base du travail policier : que s’est-il passé dans le quartier, à quelle heure, quel jour ? C’est capital. Ici, 109 commerçants souhaitent participer au PLP du centre-ville. Cela représente une multitude d’informations qui pourront remonter vers la police, être filtrées et lui permettre d’être plus efficace sur le terrain », précise Maxime Degey, bourgmestre de Verviers.
Un circuit pour faire remonter l’information
Si des contacts existaient déjà entre la police et les commerçants, le PLP-I vient désormais structurer davantage ces échanges. L’objectif est de faciliter la circulation des informations, de renforcer la prévention et, à terme, d’améliorer la sécurité dans le centre-ville.
En cas d’urgence, rien ne change : il faut toujours contacter le 101. Pour les faits non urgents, le PLP-I permet en revanche de faire circuler l’information entre ses membres et la police.
« S’il s’agit d’un fait urgent, il faut contacter le 101 en priorité. Pour un fait non urgent, comme un repérage, un agissement suspect ou éventuellement de faux billets, le commerçant contacte le coordinateur, qui répercute le message auprès des autres commerçants membres du PLP-I. L’information me revient également en tant que policier de référence de la Zone Vesdre », explique Mehdi Boulanger, inspecteur principal à la Zone de police Vesdre.
Le système doit fonctionner dans les deux sens. Les informations pertinentes dont disposerait la police pourront également être transmises aux coordinateurs afin qu’elles soient relayées auprès des commerçants concernés.
« Certains détails peuvent être utiles »
Le dispositif mise ainsi sur les yeux et les oreilles de ceux qui vivent le centre-ville au quotidien. Des éléments qui, pris isolément, peuvent sembler anodins mais qui, recoupés avec d’autres informations, peuvent se révéler précieux.
« Cela peut être utile lorsqu’on remarque certains agissements. Si, par exemple, une voiture reste stationnée et que l’on soupçonne un repérage, on peut relever son numéro de plaque. Si des faits surviennent ensuite, cela peut permettre de retrouver ce véhicule et de vérifier s’il pourrait être impliqué dans d’autres faits », poursuit Chloé Corman.
Sur les quelque 300 commerces du centre-ville, 109 ont déjà rejoint le PLP-I. Et le centre-ville de Verviers ne devrait pas rester le seul quartier commerçant concerné. D’autres PLP-I pourraient à l’avenir voir le jour dans les différents pôles commerciaux couverts par la Zone de police Vesdre.
Sur le même sujet
Recommandations
Données piratées à l'IFAPME : quels réflexes adopter pour se protéger des fraudes ?
Zone VHP : former tous les élèves de 5e primaire aux premiers secours
Zone de police Stavelot-Malmedy: 25 ans au service des citoyens
Incendie des Hautes Fagnes : le dispositif allégé, le feu reste sous surveillance
Tapage nocturne à Eupen : un voisin passe à l’action… avec un seau d’eau