L’Académie des Beaux-Arts espérait obtenir un important soutien de la FWB pour rénover ses bâtiments. Son dossier n’a finalement pas été retenu dans le cadre du Plan d’Investissement Exceptionnel. Une décision qui suscite déception et colère.
C’est une mauvaise nouvelle pour l’Académie des Beaux-Arts de Verviers. L’établissement espérait pouvoir bénéficier d’un subside de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin d’entamer une vaste phase de rénovation de ses bâtiments. Le projet, évalué à 5,5 millions d’euros, devait être financé à hauteur de 70 % grâce au Plan d’Investissement Exceptionnel (PIE) dans les bâtiments scolaires. Mais le verdict est tombé ce mardi : l’Académie ne figure pas parmi les établissements retenus. Sur les 522 dossiers introduits, seuls 78 projets ont finalement été sélectionnés dans le cadre de cet appel à projets.
Un bâtiment qui montre des signes de vétusté
Pour l’Académie, cette décision est d’autant plus difficile à encaisser que les besoins sont importants. Le bâtiment présente aujourd’hui plusieurs signes de vétusté : infiltrations, problèmes d’humidité, absence d’accès pour les personnes à mobilité réduite et présence d’importants étançons dans plusieurs locaux. "Nous sommes très déçus puisqu’on avait beaucoup d’espoirs d’améliorer nos conditions de travail", explique Naoual Loukia, directrice de l’Académie des Beaux-Arts de Verviers.
"On a besoin d’un cadre de travail sécurisé, fonctionnel, d’espaces bien pensés. Malheureusement, pour le moment, ce n’est pas le cas".
Quelques travaux ont déjà été réalisés dans le bâtiment, mais ils ne permettent pas de répondre à l’ensemble des besoins. La présence des étançons reste notamment une source d’inquiétude. Une étude de stabilité avait conclu qu’il s’agissait d’une mesure préventive, mais leur présence n’est pas particulièrement rassurante pour les occupants. Au-delà de la sécurisation et de la rénovation du bâtiment, l’Académie espérait également pouvoir créer une nouvelle salle d’exposition.
« On accuse le coup »
L’absence de subside oblige désormais l’Académie à revoir ses perspectives. "On accuse un peu le coup. On doit réfléchir à l’avenir. On attend une réponse de la Ville pour voir ce que l’on fait, malgré tout", poursuit Naoual Loukia.
Du côté de la Ville de Verviers, la déception est également importante. Antoine Lukoki, échevin de l’Enseignement artistique, ne cache pas sa colère face à cette décision. Selon lui, le refus de la Fédération Wallonie-Bruxelles pourrait contraindre la Ville à mobiliser davantage de moyens propres pour permettre la poursuite du projet.
Quel avenir pour le projet de rénovation ?
À ce stade, aucune nouvelle solution n’a encore été arrêtée. La Ville de Verviers et la direction de l’Académie ne se sont pas encore réunies pour déterminer les alternatives possibles. Une rencontre doit prochainement être organisée. L’avenir du projet de rénovation reste donc incertain. Pour l’Académie, l’enjeu est désormais de trouver une solution permettant d’améliorer les conditions d’accueil et de travail dans un bâtiment qui, selon sa direction, ne répond plus pleinement aux besoins de ses élèves et de son personnel.
D’autres écoles de la région retenues
Si l’Académie des Beaux-Arts n’a pas été sélectionnée, plusieurs autres établissements scolaires de la région ont, eux, obtenu le feu vert dans le cadre de cet appel à projets. C’est notamment le cas des bâtiments maternels de l’École fondamentale libre Saint-François-Xavier, à Verviers, et de Sainte-Marie, à Heusy, mais aussi de l’école de Saint-Germain, à Pepinster, de l’Institut Notre-Dame, à Malmedy, et enfin de l’internat du Centre provincial d’Enseignement agronomique de La Reid.
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