La Ville de Verviers vient de débloquer un budget pour installer des distributeurs de protection hygiéniques gratuits dans les écoles secondaires. Trois établissements sont actuellement concernés mais l’idée est amenée à s'élargir sur le territoire.
Une serviette hygiénique à portée de main, gratuitement et à tout moment : c’est désormais une réalité pour les élèves verviétoises ! Trois distributeurs gratuits viennent d’être installés à l’Athénée Thil Lorrain, à Sainte-Claire et à l’IPES. Une initiative bien accueillie par les élèves. « Si un jour, on a un problème ou si nos menstruations arrivent et qu’on ne le sait pas, ça nous évite un stress, ou ça nous évite d’appeler nos parents ou de demander aux éducateurs. C’est un peu moins gênant », raconte Jade, une élève de rhéto à l'Athénée Thil Lorrain. « On n’a pas forcément les moyens de s’en acheter, ça évite un stress et une discrimination par rapport aux garçons qui n’en ont pas besoin », complète Clarisse.
Thil Lorrain, précurseur en la matière à Verviers
L’Athénée Thil Lorrain est justement précurseur à Verviers. Depuis cinq ans, des projets sont imaginés pour lutter contre la précarité menstruelle. Deux distributeurs ont déjà été installés par l’ASBL « Sang Stress » avant celui installé par la Ville de Verviers. « Nos délégués nous font remonter depuis plusieurs années ces besoins pour les filles. Pour pallier ces difficultés financières, on a décidé de trouver des solutions. C'est très positif de voir que la Ville peut aussi amener des solutions. Nos élèves se sentent écoutées », raconte Romain Leroux qui est professeur de français, mais aussi responsable des délégués.
« Pour nous, c'est une manière de faire de la prévention pour ces jeunes filles »
À l’heure où la précarité menstruelle a déjà poussé une élève sur deux à manquer l’école, la Ville a débloqué un budget pour briser le tabou et garantir la santé et l’égalité des chances dans les classes. « C’est comme un enfant qui arrive à l’école avec le ventre vide, une fille ne peut pas étudier et apprendre sans être dans de bonnes conditions psychiques et physiques. On sait que pas mal de filles en Belgique n’arrivent toujours pas à acheter des serviettes hygiéniques, donc on a voulu lancer cet appel à projets. C'est une manière de faire de la prévention pour ces jeunes filles », affirme Antoine Lukoki, l'Echevin de l'Egalité des chances et des genres pour la Ville de Verviers.
Entre 2 000 et 5 000 euros débloqués
Au total, entre 2 000 et 5 000 euros ont été débloqués par les autorités communales. Une somme disponible pour équiper les autres écoles secondaires et les hautes écoles présentes sur le territoire verviétois.
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