Suite à l’incendie qui a réduit en cendres la tourbe et la végétation, un morceau de l'emblématique route du haut plateau, connue sous le nom de Pavé Charlemagne, vient d’être à nouveau mis au jour.
Autrefois appelée via Mansuerisca, cette ancienne voie qui traverse le Haut Plateau n’est pourtant pas une route romaine. Fortuitement découverte au XVIIIᵉ, la question de son origine a longtemps fait débat. Des fouilles menées dans les années 1930, puis d'autres réalisées en 1974, permirent d’apporter des éléments décisifs. Grâce à la datation au carbone 14 de restes liés à l’infrastructure routière, la théorie d’une construction remontant à l’époque romaine fut écartée.
Si l’hypothèse d’un itinéraire antique ne peut, aujourd'hui encore, être totalement exclue, les artefacts découverts à l'époque correspondent, eux, à la période mérovingienne.
La construction de la chaussée remonterait à une période comprise entre la fin du Vᵉ et le VIIᵉ siècle, bien après les invasions de Jules César. Par sa structure imposante, le Pavé Charlemagne devait probablement servir au transport de marchandises lourdes.
On dit de cette route qu'elle reliait Maastricht à Trèves. Cependant à ce jour, rien n'appuie cette hypothèse. On n'a en effet découvert aucun vestige de part et d'autre de ce segment de route ; par conséquent, il est impossible de dire avec certitude d'où elle venait et où elle allait.
Aujourd’hui, ce témoin du passé vient de refaire surface, non pas à la suite d’une nouvelle découverte archéologique, mais grâce au feu.
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