Reprendre une exploitation familiale tout en exerçant chacun un autre métier : c'est le défi qu'ont choisi de relever Pauline Collas et Olivier Bastin. Depuis avril 2025, le jeune couple poursuit le développement de la Ferme du Hollet, à Trois-Ponts.
En avril 2025, Olivier Bastin et Pauline Collas reprennent la Ferme du Hollet, à Trois-Ponts. Une nouvelle étape pour ce jeune couple, déjà engagé dans l'agriculture depuis plusieurs années, qui choisit de poursuivre l'aventure familiale. Un choix qui s'est presque imposé aux yeux de Pauline, après quatorze années passées dans la grande distribution.
« Je me suis dit : "Tu as un papa qui est agriculteur, pourquoi ne reprendrais-tu pas son exploitation ?" J'ai alors suivi des cours d'agriculture pendant la période du Covid. Petit à petit, nous avons développé notre propre élevage avec les moutons et les porcs. Et depuis un an, nous avons repris les vaches de mon papa », raconte Pauline Collas.
Deux métiers... et une ferme
Aujourd'hui, sous l'impulsion du jeune couple, la Ferme du Hollet poursuit son développement. On y élève désormais des moutons, des porcs et des bovins. Le travail ne manque pas. D'autant qu'à 36 et 38 ans, Pauline et Olivier mènent plusieurs journées en une seule.
« Je travaille comme employée de banque à quatre cinquièmes. Pendant mes jours de repos, j'essaie de partager mon temps entre la vie de famille et la ferme, où je viens aider Olivier. De son côté, il partage lui aussi son temps entre son activité dans la construction et l'exploitation agricole », poursuit-elle.
Une boucherie à la ferme en ligne de mire
Ces journées bien remplies n'altèrent en rien la motivation du jeune couple. Bien au contraire. Si la vente directe fait déjà partie du quotidien de l'exploitation, avec des colis de viande proposés ponctuellement aux particuliers, l'objectif est désormais de franchir une nouvelle étape.
« Nous aimerions augmenter un peu le cheptel afin de faciliter l'organisation, puisque nous exerçons tous les deux une autre activité professionnelle. Et puis, à plus long terme, nous aimerions développer une petite boucherie à la ferme. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai commencé une formation de boucher-charcutier l'année dernière », explique Olivier Bastin.
Au-delà du développement de l'exploitation, Pauline nourrit un autre projet : ouvrir les portes de la ferme aux écoles afin de faire découvrir aux plus jeunes le quotidien d'un métier qu'elle exerce aujourd'hui avec passion.
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