L'opération « été solidaire » arrive à son terme cette fin de semaine. À Verviers, le travail effectué par la soixantaine de jeunes est remarquable et visible.
Encore quelques coups de sécateurs, quelques passages avec la débroussailleuse et le ramassage des déchets verts et puis le travail de ces jeunes sera terminé. Non sans un sentiment de fierté. "Je me suis senti utile. Cela me motive pour trouver un travail plus facilement après mes études. Pour les jeunes qui regardent, il faut venir travailler avec nous. C'est le travail qui nous rend utile plus tard", confie Samuel. Soulaymane trouvait aussi important de participer à ces deux semaines de travail rémunéré. "Il y a plusieurs raisons. D'abord pour mes problèmes judiciaires, pour pouvoir rembourser mes dettes. Mais aussi pour pouvoir payer ma future maison, ma future voiture et rendre hommage aux familles des défunts. C'est un projet qui me tient à coeur, le travail est tout ce qui m'importe dans la vie".
Un véritable soutien pour le personnel
Taille de haies, remise au propre de certaines tombes et remise en peinture de monuments, sans oublier le démontage de quelques planches de la cour Fischer abîmées suite aux inondations de 2021, le travail fourni par ces jeunes a été d'un vrai soutien pour le personnel de la Ville de Verviers, comme le confirme Pierre-Alain Urlich, intervenant social du Plan de Prévention. "C'est quand même vraiment une main d'oeuvre importante, même s'ils apprennent et qu'ils ne sont peut-être pas aussi efficaces qu'un ouvrier. Généralement, ils sont motivés et quand ils sont encadrés de près, ils abattent beaucoup de boulot".
Et la différence après le passage de ces jeunes est bien visible. Cela se remarque d'autant plus depuis l'élargissement du nombre de places disponible sur Verviers. Un élargissement qui s'explique par la volonté de la Région Wallonne de cibler davantage les jeunes en situation de vulnérabilité ou éloignés de l'emploi.
Deux fois plus d'inscriptions que de places disponibles
Malgré cet élargissement, la Ville doit toujours faire des choix. "Même si nous avons 65 places ouvertes, nous avions le double d'inscriptions", constate Antoine Lukoki, échevin de la Jeunesse et de l'Intégration sociale de Verviers. "Nous continuerons à répondre à cet appel à projet de la Région Wallonne et nous espérons avoir beaucoup plus de places disponibles, car nous avons beaucoup de travail à effectuer et beaucoup de cadres urbains à améliorer".
Parmi les 65 jeunes, 35 étaient pris en charge par le Plan de Prévention et 30 par l'AMO Oxyjeunes de Verviers. Ces derniers aidaient dans différentes associations comme des écoles de devoir, des maison de repos, des services de jour pour personnes handicapées ou encore des maisons de jeunes. Des tâches très variées et toutes aussi utiles les unes que les autres.
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