Luc Brunclair, journaliste et chroniqueur judiciaire, publie son premier roman. Un polar de près de 600 pages qui nous entraîne dans les coulisses d’une sombre enquête où une partie de Scrabble se transforme en un jeu mortel.
À 74 ans, Luc Brunclair, journaliste pour la presse locale, sort son premier roman : une fiction policière, un livre qu'il avoue ne pas avoir prémédité. L'écriture, à l'instar de l'intrigue, a pris son temps : près de 10 ans. Un rythme de croisière dicté selon les périodes de vacances prises par l'auteur. Fallait-il encore avoir une idée et davantage encore l'envie de la coucher sur papier ?
Je suis parti d'un événement qui s'est réellement passé ici à Verviers, explique Luc Brunclair. La mort d'une personnalité. Et alors, ça a tourné dans ma tête pendant très longtemps, mais je me disais que ce n'était pas possible de construire une histoire autour de ça et d'écrire au moins 200 pages. Et un jour, en vacances, j'ai commencé à écrire sans savoir où j'allais. J'ai vraiment inventé toute cette histoire au fur et à mesure.
Il n'en reste pas moins que Scrabble Mortel n'aurait sans doute pas vu le jour sans l'expérience professionnelle de l'auteur. Comme lui, le personnage principal, Max Vignol, travaille comme journaliste judiciaire pour un quotidien. Il a son bureau à un jet de pierre du palais de justice. Se lève aux aurores, se couche à pas d'heure, arpente la salle des pas perdus, squatte les tribunaux, assiste aux procès, tisse son réseau d'informateurs et l'entretient. À l'image de ce qu'a été la vie de Luc Brunclair pendant plus de 40 ans. Ce polar fleure les années 80 et fait la part belle au journalisme d'une époque aujourd'hui révolue.
Dans mon livre, c'est plutôt la presse papier qui est mise en avant, celle-là même dans laquelle j'ai baigné. Maintenant, c'est différent. C'est la rapidité, les exclusivité qui priment. Je dis toujours que pour moi, la principale qualité d'un journaliste c'est de pouvoir perdre son temps... Moi, j'ai perdu du temps. J'ai passé des heures au palais de justice parfois pour rien. Mais, il m'arrivait au bout d'une journée ou deux, au fil des rencontres et des discussions avec les avocats ,de revenir avec quelque chose.
Pour le reste, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait que purement fortuite. Les premières pages de "Scrabble mortel" s'ouvrent sur un suicide… La suite du roman répond à une seule question ? Pourquoi ?
L'auteur n'en dira pas davantage histoire de ne pas divulgâcher l'intrigue.
Ce premier roman de Luc Brunclair compte 599 pages qui se lisent facilement. Il vous embarque dans la vie d'un journaliste passionné et de sa rédaction, et vous plonge au cœur de l'univers judiciaire, un monde à part qui a ses règles et ses codes, loin de la justice des hommes.
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