À Saint-Vith, l’accès au gaz naturel reste un défi pour plusieurs entreprises. Pour y répondre, RESA a développé une infrastructure inédite en Belgique : un « virtual pipe », inauguré ce vendredi chez Puratos.
1,5 million de litres de mazout par an, c'est ce que consomme la société Puratos à Saint-Vith. Pour permettre sa transition écologique, elle a fait appel à RESA qui lui a proposé une solution pour le moins originale : utiliser le gaz naturel sans construire de gazoduc. Un procédé unique en Belgique...
Un micro-réseau de gaz naturel
« On est ici dans une région qui n'est pas couverte par un réseau de distribution de gaz naturel. Pour certains clients industriels, la seule possibilité de faire fonctionner les entreprises, c’est donc le mazout, qui est très polluant. Il fallait créer un réseau, mais on était un peu trop éloigné du réseau existant. On a donc créé un micro-réseau de gaz et on va y amener du gaz comprimé qui vient d’un autre endroit, à 25 kilomètres d'ici. », explique Gil Simon, Directeur général de RESA.
C’est le principe du « Virtual Pipe ». À Stavelot se trouve la station mère. C’est là que le gaz naturel est comprimé puis chargé dans des conteneurs installés sur des camions. Ces camions prennent ensuite la route jusqu’à Saint-Vith, où le gaz est transféré dans une station-fille. Puratos est la première entreprise à l'utiliser mais d'autres sociétés sont déjà
D’autres entreprises intéressées
« Du côté de RESA, il y a effectivement des contacts qui existent. Trois ou quatre prospects ont déjà été contactés. Il y a des pistes pour pouvoir également leur livrer du gaz et les raccorder au pipe. Réellement, il y a de fortes chances que ça puisse aboutir. », explique Werner Henkes, Bourgmestre de Saint-Vith.
Pour Puratos, cette nouvelle technologie est révolutionnaire. Elle va surtout permettre à l'entreprise de réduire son empreinte environnementale...
25 % d’émissions de CO2 en moins
« Ça nous permet de réduire, sur ce site-là, 25 % de nos émissions de CO2. On voit aussi ce projet comme une étape pour, dans le futur, passer ici au biométhane. C’est un projet qui est essentiel au niveau environnemental et économique. On espère qu’il profitera aussi à la commune de Saint-Vith, aux autorités et aux particuliers. », explique Franck Cassé, Responsable mondial du développement durable – Groupe Puratos.
Au total, le projet représente un investissement de 7,28 millions d’euros, dont 6,5 millions sont financés avec le soutien de la Région wallonne.
Sur le même sujet
Recommandations
Les Cours : 35 ans d’une success story née à Bolland
Comment adapter nos villes et nos campagnes aux risques climatiques?
Heusy : l’avenir du hêtre pourpre de la place Burguet en question
Les Coteaux de Saint-Aubin, à Bellevaux, 225 pieds de vigne dans son jardin
Brame du cerf en cours : ne pas déranger !
Éoliennes à Bernister : le projet prend de la hauteur, Malmedy garde sa ligne rouge