Un homme de 38 ans était poursuivi pour avoir bouté le feu à une poubelle, mais qui s’est propagé à l’immeuble où se trouvaient sa mère et sa copine du moment. Il risquait pour cela 2 ans de prison Mais la peine infligée est infiniment plus réduite.
La nuit du 6 au 7 novembre 2023, les pompiers sont appelés au départ comme étant un feu de poubelle dans un immeuble de Theux. Mais lorsqu’ils arrivent sur place, le feu était déjà en train de dévorer le parquet d’une chambre. Dans ce logement se trouvaient outre Sam (nom d’emprunt), sa mère et sa copine depuis peu. Sam avouera rapidement que c’était lui qui avait mis le feu à une poubelle, raison pour laquelle il comparaît pour incendie criminel, avec motifs aggravants que c’était la nuit et que l’immeuble était habité.
En colère contre sa famille
Devant le tribunal correctionnel, il avait eu du mal à expliquer son geste. « J’étais en colère contre ma famille dont je n’avais aucune écoute alors que j’étais dans des problèmes financiers. Mais je cherche toujours le motif de mon acte. Je ne suis pas un pyromane ! » Il affirmait aussi qu’il a vait tenté d’éteindre le feu, mais qu’il en avait été empêché par la fumée abondante qui se dégageait de la poubelle en feu.
En fait, expliquera le ministère public, sa colère est née du fait que sa mère avait porté plainte contre lui parce qu’il était parti en compagnie de sa toute récente copine à Marseille avec sa voiture, sans son autorisation, bien entendu. Et ses problèmes financiers étaient dus à son addiction aux stupéfiants et à l’alcool.
Avait-il des tendances suicidaires, comme il l’avait prétendu ? « Absolument pas, mais j’ai des problèmes de bipolarité, raison pour laquelle je suis couvert par la mutuelle » avait-il expliqué. Troubles confirmés par une expertise, qui cependant n’entraînent pas une incapacité mentale.
Rester humaine
Mme Elodie Herman, ministère public. « On peut croire que son but n’était pas d’incendier la maison, mais d’attirer l’attention, comme il l’a déclaré. Il n’empêche que cela aurait pu engendrer un vrai drame. Mais je veux rester humaine » dit-elle en ne s’opposant pas à un éventuel sursis sous conditions pour les 2 ans de prison qu’elle avait réclamé. Sans avocat, Sam n’avait pu que demander la sanction la plus favorable, soit la suspension du prononcé, ce qui lui est suggéré par une âme charitable. Et elle a eu raison, puisqu’il a obtenu la suspension du prononcé, toutefois sous conditions.
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