Il y a un an, Laurent Derichs se lançait dans la distillation. Depuis, il expérimente et imagine ses propres recettes, avec l’envie de créer des spiritueux qui lui ressemblent. Nous l’avons rencontré dans son atelier.
Il y a un an cet alambic n'était encore qu'une idée. Aujourd'hui, il trône dans l'atelier que Laurent Derichs a installé dans son garage. Il produit du gin, du rhum et du pastis. Une aventure née d'un voyage dans les Iles où Laurent découvre un univers qui va rapidement devenir une passion. « Moi ce qui me plaît réellement quand je fais cela, c'est de pouvoir aller chercher le goût vraiment quelque chose qui va aller titiller les papilles de gens, quelque chose qui va rester longtemps en bouche, qui va permettre aux gens de pouvoir se rappeler, de pouvoir profiter et de revenir à quelque chose de traditionnel et d'artisanal tout simplement», explique Laurent Derichs
Pour ses premiers essais, Laurent se lance dans le gin et décide d'y apporter sa propre touche... avec de la verveine. Son procédé au point, il passe rapidement à une autre étape : le rhum. Pour le produire, il s’équipe d’une cuve de mélasse de canne à sucre. « J’essaye, sans prétention, de me rapprocher des techniques de rhum jamaïcain. Je veux avoir un rhum blanc de base qui a du goût, pas un simple rhum blanc qu’on peut trouver dans les supermarchés. Derrière, j’en fais des déclinaisons : du rhum épicé au poivre de Timut, à la menthe poivrée… J’ai aussi fait vieillir cette première production de rhum blanc pendant trois mois sur des copeaux de chêne. Et j’en ai qui re vieillit pour la fin de l’année. »
Chaque recette est authentique. Laurent mise sur les épices et les herbes, sans aucun arôme artificiel. Un travail artisanal et minutieux, qui donne naissance à des créations parfois surprenantes. Dernière en date : le pastis, un alcool pourtant loin d’être évident pour lui. « A dire vrai je n'aime pas le pastis mais je me suis lancé un défi, c'est de me dire : je dois produire tous les alcools et faire en sorte que je les aime. Donc, c'est un pastis qui a un tout petit peu moins d'attaque d'anis mais qui une gamme aromatique assez développée qui permet de couvrir tout ce qu'on peut avoir comme goût dans un pastis tout simplement. »
Les « Breuvages de la Vieille Macrale » restent pour l’instant une production confidentielle. Mais les idées ne manquent pas pour Laurent, qui envisage déjà une vodka. En attendant, il sera présent à la Foire aux Macarons, à Dison, le 19 octobre prochain pour faire découvrir ses créations et son savoir-faire.
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