Le Grand Théâtre de Verviers dévoile peu à peu son nouveau visage. Avec le démontage des échafaudages à l'arrière, les façades retrouvent leurs couleurs d'origine. Une étape symbolique avant la renaissance de ce monument emblématique, attendue en 2028.
En plein hiver, le chantier du Grand Théâtre de Verviers battait son plein et laissait déjà entrevoir l'ampleur de la transformation. En cette période estivale, une nouvelle étape vient d'être franchie. Le démontage de l'échafaudage de la façade arrière révèle désormais les couleurs d'origine du bâtiment, reconstituées avec précision. Un choix qui illustre la volonté de restaurer le théâtre dans le respect de son histoire, tout en l'adaptant aux exigences d'aujourd'hui.
Retrouver les couleurs de 1892
« Le choix qui a été posé est à la fois architectural et patrimonial. Dans le cadre du certificat de patrimoine, il fallait déterminer une période de référence pour la restauration. Nous avons retenu celle de l'inauguration du théâtre. Cela a nécessité un important travail de recherche, avec des sondages et des grattages réalisés à l'intérieur comme à l'extérieur afin de retrouver les couleurs utilisées par Charles Thirion lors de la construction du bâtiment. », explique Jean-François Chefneux, échevin de la Culture.
Une façade discrète devenue centrale
Longtemps, la façade arrière du Grand Théâtre est restée la plus discrète de l'édifice. Plus sobre que la façade principale, elle avait même fait l'objet, quelques années après la construction, d'un projet d'embellissement imaginé par l'architecte Charles Thirion. Celui-ci n'avait toutefois jamais été réalisé.
Aujourd'hui, ce pan du bâtiment prend une tout autre dimension. Intégré au futur parcours intérieur, il constituera la transition entre le théâtre historique restauré et la nouvelle extension contemporaine.
Une extension indispensable
Si cette aile moderne continue de susciter des réactions, la Ville rappelle qu'elle répond avant tout à des besoins techniques indispensables au fonctionnement d'un théâtre du XXIᵉ siècle.
« Un théâtre à l'italienne construit en 1892 ne peut plus répondre, à lui seul, aux exigences d'un équipement culturel moderne. Les espaces sont trop exigus et ne permettent pas d'accueillir toutes les fonctions nécessaires : les installations techniques, les bureaux, les cuisines professionnelles, les zones de stockage, les ateliers, la gestion des décors ou encore l'accès des semi-remorques pour les livraisons. Toutes ces fonctions ont donc été regroupées dans une extension construite à côté du bâtiment historique. », poursuit Jean-François Chefneux.
L'échevin rappelle que d'autres grandes salles de spectacle ont également dû s'adapter, à l'image de l'Opéra Royal de Wallonie, à Liège, qui a choisi une autre solution architecturale pour agrandir ses infrastructures.
Un théâtre plus grand et plus polyvalent
Au-delà de ses fonctions techniques, cette extension permettra aussi d'élargir l'offre culturelle.
« Cette nouvelle aile nous offre également davantage de capacité et de modularité. Elle accueillera notamment une seconde salle de plus de 200 places. Celle-ci permettra d'organiser d'autres spectacles en parallèle de la grande salle ou de proposer une programmation complémentaire. C'est un véritable atout pour l'avenir du Grand Théâtre. »
Après la pause estivale, le chantier reprend ce lundi. Les échafaudages devraient disparaître progressivement à l'automne, révélant définitivement le bâtiment restauré. Le calendrier est maintenu, avec une inauguration toujours prévue dans le courant de l'année 2028.
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