Le cercle Saint-Vincent de Battice a vécu au rythme du boogie-woogie tout au long du week-end. Entre cours en journée et bal le samedi soir, des dizaines de danseurs venus de Belgique, de France et d'Allemagne avaient répondu présent !
Né aux États-Unis au début du XXᵉ siècle, le boogie-woogie puise ses racines dans le jazz et le blues avant de donner naissance, quelques années plus tard, à la danse du même nom. En Belgique, celle-ci s’invite dans les clubs dès les années 1950 et enflamme les parquets.
À Battice, plusieurs dizaines de danseurs, issus de différents clubs de la région mais aussi de l’étranger, ont participé à cet événement entièrement dédié au boogie-woogie. À l’origine de cette initiative : deux passionnés, Stéphane Mentens et Mireille Konieczni.
Des stages accessibles à tous les niveaux
Les cours proposés durant le week-end s’adressaient aussi bien aux débutants qu’aux danseurs expérimentés.
Stéphane Mentens, organisateur, explique :
Aujourd’hui, en fait, il y a des personnes qui ont quelques mois de danse dans les pattes, comme on dit, et d’autres qui en ont parfois 10, 20 ou 30. Et là, effectivement, c’est un cours vraiment orienté musicalité, pour vraiment montrer comment on peut articuler la danse sur la structure musicale.
Un travail technique très apprécié par les adeptes du boogie-woogie.
Ce qui nous motive à venir à ce genre de stage, c’est surtout la base technique qui en découle ; et sur cette base technique, il y a moyen de greffer énormément de choses et il y a vraiment moyen de s’amuser très fort, confie Thibaut.
Une belle occasion d'enrichir sa pratique habituelle, comme le confirme Stéphanie :
On est dans un club, voilà, on a cours une fois par semaine et aujourd’hui, exceptionnellement, comme Karim et Laurie viennent de Paris, on vient pour apprendre de nouvelles choses.
Des champions au service de la transmission
Invités pour animer les stages, Laurie Bares et Karim Koudache, champions de la discipline à maintes reprises, parcourent les salles de danse depuis une dizaine d’années pour partager leur passion.
Karim Koudache précise :
On n’en vit pas, c’est une passion. On a commencé par la compétition et au bout de quelques années, on a décidé aussi de transmettre ce qu’on a appris.
On est invités sur des événements comme ça - poursuit Laurie Bares - et on adore. Il y a une ambiance formidable, il y a une énergie superbe. Voilà, donc on passe vraiment des bons moments en Belgique
Si le boogie-woogie a les allures d'une danse spontanée et libre, elle a toutefois des temps et des rythmes à respecter.
C’est une danse qui se danse au départ en six temps, mais pour être vraiment calé sur la musique, il faut faire du huit. Donc c’est un petit peu mathématique au départ et puis après, on en vient à danser instinctivement sur la musique.
Une pratique en pleine évolution
À l’heure des écrans et du virtuel, la danse continue pourtant de séduire, même si l’engouement n’est plus celui des années 1980. Stéphane Mentens se souvient :
L’arrondissement de Verviers a été hyper actif et hyper bien positionné au niveau compétition il y a des années. On a eu d’ailleurs un champion du monde sur Verviers, Tony Rindone, avec Catherine. Aujourd’hui, il y a pas mal de clubs qui sont présents. On peut danser quasiment tous les week-ends dans le coin, mais vraiment dans un esprit qui n’est plus de compétition, mais beaucoup plus de danse sociale de loisir.
Moment fort du week-end : la prestation de Nellia et Dietmar Ehrentraut, couple de danseurs allemands, champions du monde en 2020. Âgés respectivement de 72 et 78 ans, ils ont littéralement subjugué le public avec leur boogie endiablé. Suivis par des millions de personnes sur les réseaux sociaux, ils ont rappelé à tous que la danse reste avant tout synonyme de partage, de plaisir et d’énergie… et qu’elle conserve plutôt bien.
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