Un important incendie de végétation s’est déclaré hier soir sur le camp militaire d’Elsenborn. Le feu a pris dans la zone interdite du site, un secteur inaccessible aux pompiers en raison du risque lié à la présence de munitions non explosées.
Selon la zone de secours, près de dix hectares de végétation ont été touchés par les flammes. Le front d’incendie, dont l’ampleur exacte reste difficile à évaluer en raison des restrictions d’accès, aurait atteint jusqu’à 150 mètres de largeur. Le sinistre s’est développé dans un périmètre où les pompiers ne peuvent pas pénétrer, ce qui a compliqué les opérations d’extinction. Les secours ont donc dû surveiller l’évolution du feu tout en respectant les contraintes de sécurité imposées par la présence possible d’engins explosifs non détonés.
Les pare-feux ont empêché toute propagation vers les forêts voisines
Malgré l’impressionnant dégagement de fumée et l’ampleur du brasier, la situation est restée sous contrôle. Contacté ce matin par nos soins, René Schoonbrood, commandant de la zone de secours DG, a indiqué que les forêts voisines n’étaient pas menacées. Les larges bandes pare-feu qui entourent le camp ont joué un rôle essentiel en contenant les flammes et en empêchant leur progression vers les massifs forestiers environnants.
Ce type d’incident peut survenir à la suite d’exercices de tir, particulièrement lorsque les conditions météorologiques augmentent le risque de départ de feu. Face à la sécheresse actuelle, les autorités militaires avaient d’ailleurs déjà renforcé leurs mesures de prévention. "La semaine dernière, en concertation avec l’Agence wallonne de la Nature et des Forêts, l’utilisation de munitions éclairantes, considérées comme plus susceptibles de provoquer des incendies, avait été suspendue", nous précise René Schoonbrood.
Des brasiers encore maîtrisés durant la nuit
Durant toute la nuit, les équipes sont restées pleinement mobilisées. Après avoir contenu le principal foyer, les secours ont encore dû intervenir pour maîtriser quelques brasiers résiduels et éviter toute reprise des flammes.
Au terme de ces opérations, l’incendie a été considéré comme maîtrisé. Une surveillance reste toutefois assurée par les équipes présentes, tant que des points chauds subsistent à l’intérieur du périmètre militaire. (Avec BRF)
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