Après la fusillade mortelle du 30 août à Eupen, le parquet confirme la présence d’un couteau sur la victime. Reste à déterminer si les tirs de la police étaient justifiés. L’enquête est menée par le Comité P.
L’homme abattu par la police le 30 août dernier place Scheibler à Eupen était-il oui ou non armé ? C’est l’une des zones d’ombre qui subsistaient depuis les faits.
La police judiciaire a entendu les différents témoins et visionné le matériel vidéo saisi. La présence d’un couteau est désormais confirmée.
Un couteau confirmé
« Le défunt, après une première dispute avec un Ukrainien, alors que d’autres Ukrainiens se trouvaient autour, et après l’appel au 112, a quitté la place Scheibler. Il a appelé sa famille, puis est revenu sur la place avec un couteau », explique Andrea Tilgenkamp, porte-parole du parquet d’Eupen.
À l’arrivée des policiers, l’homme aurait foncé vers le groupe avec lequel il venait de se disputer, blessant deux personnes. Malgré plusieurs sommations, il n’aurait pas lâché son couteau. Le spray au poivre utilisé par les policiers n’aurait, lui, pas fonctionné.
Des tirs après plusieurs tentatives
« Le spray n’a pas fonctionné. Finalement, la personne a continué son chemin. La tentative d’un Ukrainien de stopper le défunt n’a pas réussi non plus. Et les coups de feu ont été donnés par le policier », poursuit Andrea Tilgenkamp.
Reste désormais à déterminer si les tirs étaient justifiés. Le parquet ne se prononce pas à ce stade. L’enquête est menée par le Comité P.
Le comité p doit déterminer si les tirs étaient justifiés
« Le Comité P va aussi examiner les règlements internes et les dispositions législatives propres à l’usage d’une arme à feu par un policier en service. On attend que ce dossier soit terminé pour alors l’examiner et en tirer nos conclusions », précise encore Andrea Tilgenkamp.
La famille du défunt, actuellement en Turquie pour les funérailles, n’a pas encore été entendue. Elle a toutefois obtenu la désignation d’un juge d’instruction.
Le parquet a par ailleurs ouvert une seconde enquête sur des propos racistes, des incitations à la haine et des injures publiés sur les réseaux sociaux. Certains pourraient faire l’objet de poursuites.
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