La rentrée n’a pas calmé la colère dans l’enseignement. Des milliers de professeurs ont manifesté ce matin à Liège pour dénoncer les réformes et leurs premières conséquences dans les écoles. Des enseignants verviétois étaient dans le cortège.
La rentrée n’a pas calmé la colère dans l’enseignement. Des milliers de membres du personnel éducatif se sont rassemblés ce jeudi matin à Liège pour dénoncer les réformes portées par la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, et leurs premières conséquences concrètes dans les écoles. La police évoque 10.000 manifestants, les syndicats 15.000.
Parmi eux, des enseignants verviétois. Pour eux, la contestation est toujours bien présente. « La colère, elle n’est pas partie. On est tous dans le même bateau avec tous les enseignants », témoigne l’une des manifestantes. Une colère qui, selon elle, dépasse même le seul secteur de l’enseignement.
Depuis la rentrée, les enseignants disent surtout mesurer concrètement les effets des réformes : horaires éclatés, collègues contraints de travailler dans plusieurs établissements, réorganisation des cours ou encore augmentation de la charge horaire dans le secondaire supérieur. « On voit des collègues qui étaient depuis des années dans des écoles qui reviennent pour deux, trois heures dans plusieurs autres écoles », explique Anne Wilmot, professeure à Sainte-Claire. « Tout ça, c’est maintenant qu’on le sent et c’est pour ça qu’on est ici aujourd’hui. »
Cette instabilité pèse également sur le travail quotidien. « On est en classe avec tout le temps un souci dans la tête : comment est-ce que je vais faire ? À qui est-ce que je vais avoir comme élève ? Comment sera l’horaire ? », témoigne une enseignante. Une situation qui, selon elle, éloigne les professeurs de leur priorité : « Notre objectif premier, c’est d’être avec les élèves et de faire du bon travail avec eux. »
Les manifestants dénoncent enfin les conséquences des mesures pour les élèves et leurs familles, notamment l’augmentation du coût de certaines formations. « On est quand même pas mal de collègues à se poser la question de l’égalité des chances. Chaque enfant doit avoir un avenir », estime Caroline Moson, enseignante à l'athénée de Waimes, qui pointe notamment le passage du minerval de certaines académies de 175 à 1.194 euros. « Nous, on a des parents d’élèves qui vont être en difficulté pour payer ces montants-là. On n’est pas d’accord. »
Après les actions menées avant les vacances, les enseignants assurent donc que la mobilisation se poursuit. Plusieurs recours ont par ailleurs été introduits contre les réformes.
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