Amaury Bertholomé s'apprête à quitter son poste de directeur général du circuit de Spa-Francorchamps pour prendre les rênes de Wallonie Entreprendre dès le 1er septembre prochain. On dresse le bilan de ses 4 ans de mandat.
C'est rempli de sérénité qu'Amaury Bertholomé a embarqué pour son dernier tour de circuit, après 4 ans passés en tant que directeur général. "C'est d'abord une grande chance d'avoir pu exercer cette mission. C'est un projet extraordinaire dans notre région. J'ai un sentiment de sérénité et de devoir accompli. On regarde en arrière, on discute avec l'équipe et les différentes parties prenantes de tout ce qui a été réalisé et on se dit que finalement, en 4 ans, le travail a été fait et le circuit se porte bien aujourd'hui".
Le circuit en bénéfice
À l'image de la montée du Raidillon, Amaury Bertholomé est parvenu à remonter la pente financière du circuit en 4 ans, permettant aujourd'hui à l'entreprise d'être en bénéfice. "La rentabilité du circuit a doublé depuis 2022. On a aujourd'hui un EBITDA de 10 millions d'euros. C'est un paramètre qui est vraiment très important quand on sait que notre chiffre d'affaires se situe autour de 23 millions d'euros".
La rentabilité du circuit a doublé depuis 2022
Cette santé financière a été possible grâce à beaucoup de partenariats commerciaux, notamment avec des partenaires privés qui ont investi dans le circuit. Des investissements qui ont aussi entrainé des retombées économiques pour la région. "Je suis originaire de la région, donc cela me tenait à coeur d'avoir comme fil rouge le développement économique de la région, augmenter l'impact économique du circuit de Spa-Francorchamps, avoir plus de retombées pour l'horeca, les commerces, les prestataires qui travaillent pour le circuit et pour les organisateurs. Tout le monde se retrouve bien dans le projet aujourd'hui du circuit de Spa-Francorchamps".
Beaucoup de changements en 4 ans
Le circuit a également changé de visage en 4 ans, avec plusieurs aménagements marquants : deux nouvelles tribunes, la démolition de la tour Uniroyal qui a laissé place à la tour Uhoda et à sa passerelle, un nouveau camping permanent pour les commissaires, un centre médical non loin des paddocks, sans oublier d'autres changements moins visibles, mais tout aussi importants. "On a beaucoup investi dans l'asphalte, dans les éléments de sécurité de la piste, dans les vibreurs et dans tout ce qui concerne le drainage de la piste. Dans tout le volet informatique aussi. Et au-delà de la piste, on a énormément investi dans les infrastructures d'accueil aux abords de la piste".
Des projets déjà en cours
Si le directeur général du circuit s'en ira officiellement au 31 août prochain pour débuter ses nouvelles fonctions de président du comité de direction de Wallonie Entreprendre, des projets sont déjà en cours au circuit, à l'instar d'un projet hôtelier ou encore d'une nouvelle tribune de 3.000 places à la chicane. Le circuit devrait aussi fonctionner en auto-suffisance dans les années à venir.
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