C’est à nouveau d’une affaire révoltante qu’avait été saisi le tribunal correctionnel. Celle d’un homme accusé d’abus sexuels sur trois enfants âgés de 7 à 13 ans, et en outre récidiviste. Il risquait 7 ans de prison, il écope seulement de 5 ans.
En 2013, Brice (prénom d’emprunt), un Verviétois d’une trentaine d’années à l’époque, était condamné à 4 ans de prison pour le viol d’une voisine âgée de 15 ans. Profitant d’un moment où elle était seule, il s’était introduit chez elle sous un prétexte, et l’avait violée, malgré l’opposition de la gamine. Au tribunal, il avait exprimé des excuses et des regrets. « J’étais fou d’avoir fait ça. J’ai été pris d’une pulsion soudaine, car je n’avais aucune intention lorsque je suis allé chez elle pour demander une cigarette. »
Après avoir purgé 7 ans de prison car il avait été condamné l’année précédente à 30 mois de prison pour participation à un important trafic de drogue, Brice s’était retrouve à nouveau détenu devant le tribunal correctionnel, accusé d’atteintes à l’intégrité sexuelle de trois enfants, deux filles et un garçon, Louise, 7 ans, Sylvia, 13 ans, et David, 10 ans (noms d’emprunt), qui faisaient partie de familles apparentées à Brice.
Il prétendait n'avoir jamais rien fait à des mineurs
Le dossier s’était ouvert par la plainte de la mère de Louise, qui intriguée par le fait que sa fille refusait obstinément d’encore voir Brice, avait fini par obtenir de celle-ci l’aveu que Brice lui avait fait « de mauvaises choses ». A savoir qu’il se frottait avec son sexe contre elle et procédait à des attouchements. L’enquête qui a suivi a permis de découvrir deux autres victimes, Sylvia et Denys, frère et sœur, qui ne connaissaient pas Louise, mais qui décrivent tous le même genre de choses. Ce que contestait Brice devant le tribunal, arguant qu’il n’avait jamais rien fait avec des mineurs, feignant donc d’oublier sa condamnation antérieure ! Les trois victimes décrivent cependant assez précisément les lieux où les faits litigieux se sont déroulés, et notamment une caravane où le frère et la sœur auraient été séquestrés. « Ils ne sont jamais venus dans ces lieux, ils ont pu voir par les fenêtres de la caravane » prétendait le prévenu. Jusqu’à décrire le coin toilette ? Ou encore la porte verte de son appartement, dont la photo figure au dossier ?
Un dossier affolant
Les parties civiles avaient exprimé la colère des parents ainsi que les dégâts commis sur leurs enfants. M. Dubois, ministère public, avait parlé d’un dossier affolant, d’une gravité énorme, avec de jeunes victimes de ses propres familles. L’expertise révèle l’attirance de Brise pour les jeunes enfants, ainsi qu’en témoignent les photos pédopornographiques retrouvées sur son GSM ainsi que des recherches sur internet ciblant des adolescentes. Ainsi qu’un risque élevé de récidive. C’est pourquoi il avait réclamé une peine de 7 ans ferme. La défense de Me Magali Pirard son côté ne pouvait que solliciter un sursis sous conditions.
Une peine moins sévère
Ce qu’elle n’a pu obtenir, le tribunal condamnant Brice à une peine certes moins sévère que celle réclamée : 5 ans de prison ferme, et 8.000 euros d’amende en plus des frais de justice se montant à 1850 euros. Les parties civiles, parents et enfants, devront être dédommagées d’un montant total de quelque 21.000 euros.
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