Après les inondations de 2021, une évidence s’impose: il faut infiltrer au maximum l'eau de pluie. À Herve, le sous-bassin versant Manaihant-Ourcy sert de projet-pilote. Agriculteurs, commune, scientifiques et habitants travaillent main dans la main.
À Herve, le sous-bassin versant Manaihant – Ourcy sert de projet-pilote. Une zone laboratoire de 2 km² où l'eau de pluie va être infiltrée au maximum. Car, plus infiltrer l'eau de pluie, c'est limiter les crues et mieux résister aux sécheresses. L'idée de ce projet ModRec 2, ce n'est pas de réaliser un seul grand aménagement mais plutôt une multitude de petites actions.
C'est pour ça que de nombreux acteurs travaillent ensemble: agriculteurs, riverains, la Ville de Herve, chercheurs de l’Université de Liège - Gembloux Agro-Bio Tech mais aussi le Contrat Rivière Vesdre.
Les aménagements qui y sont conseillés s'appuient sur une analyse fine du terrain et du comportement de l'eau modélisée par l'Université de Liège-Gembloux par Modrec1. Des solutions simples, en concertation avec les agriculteurs qui connaissent bien le terrain. Des terrains qui doivent continuer de nourrir les citoyens demain.
Côté habitants, déconnecter sa gouttière du réseau d'égout pour accueillir l'eau de pluie dans son jardin dans une noue (une sorte de fossé planté ou une citerne filtrante) est une des solutions les plus faciles à mettre en place. "On n'est pas concerné par inondations mais on pourrait participer à diminuer le ruissellement dans notre rue, soutient un riverain. Ici, les maisons datent des années 70-80, il n'y a aucune citerne d'eau. Ce serait bien d'en aménager une ». Désimperméabiliser les sols est un autre geste concret.
" Notre message c'est vraiment de dire que chaque m² compte, chaque petite contribution est importante », soutient Aurore Degré, professeure d'hydrologie et de physique des sols à Gembloux Agro-Bio Tech.
Les zones urbanisées génèrent deux fois plus de ruissellement que les prairies. Dans les zones agricoles, des aménagements permettraient de réduire encore de 28 à 30% les débits lors de crues. Reste à convaincre demain d'autres agriculteurs.
À Herve, dans le sous-bassin versant Manaihant – Ourcy, la solution passe par l'action collective, de tous et partout.
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