A l’occasion de sa venue aux Francofolies de Spa ce dimanche 26 juillet, rencontre exclusive avec Marine. Entre succès, émotions et nouveaux défis, l’artiste revient sur une aventure qui a changé sa vie
Ce public belge dont on nous vante souvent les qualités, il a quelque chose de différent ?
« Je ne sais pas si c’est vrai, c’est peut-être des clichés. J’ai aussi fait des super dates à Bordeaux ou Marseille. Mais c’est vrai que souvent les artistes disent que les publics du Nord et de Belgique sont très enthousiastes. Et ici, tu sens aussi des fans depuis le début, ça fait plaisir. »
Comment tu vis cette période intense ?
« Ça va. Je suis fatiguée parfois, mais c’est de la bonne fatigue. Je vis un rêve. Avant, j’étais en études de chirurgie dentaire, donc c’était une autre forme de fatigue. Là, je fais ce que j’aime, donc je ne me plains pas. »
La vie d’artiste est exigeante ?
« Oui, surtout parce que j’écris et je compose. Il faut être inspiré, et il y a toujours cette envie de bien faire. J’ai une exigence envers moi-même, pour le public aussi. Mais je reste assez naturelle dans ce que je fais. »
Qu’est-ce qui t’inspire aujourd’hui ?
« Je me pose beaucoup de questions : l’anxiété, le temps qui passe, des choses du quotidien. Des sujets simples, mais qui parlent à tout le monde. Au final, on a tous un peu les mêmes doutes, les mêmes émotions. »
Que représente “Ma faute” pour toi aujourd’hui ?
« C’est mon premier titre que j’ai écrit et composé seule dans ma chambre. Aujourd’hui, il a pris une énorme dimension. C’est fou de se dire ça. Et sur scène, les gens l’attendent, donc je ne peux pas ne pas la chanter. »
Les Francofolies de Spa on t’en a dit quoi ?
« On m’a dit que c’était impressionnant, mais j’ai surtout hâte. Et je crois que Helena sera là, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vues, donc je suis contente de partager ça avec elle. »
Tu préfères les concerts en intérieur ou en extérieur ?
« C’est différent. En intérieur, on se sent un peu plus protégé. En extérieur, il y a du public à perte de vue, c’est une autre ambiance. L’été, il fait chaud, on a envie de s’amuser, donc les deux sont bien. »
Ton rapport à la scène a évolué ?
« Au début, j’étais très stressée, je n’osais pas regarder les gens. Aujourd’hui, c’est devenu un moment de partage. Je me sens beaucoup mieux sur scène. »
Et la suite ?
« La tournée continue jusqu’en 2027 avec les festivals, puis les Zéniths. Et pourquoi pas le cinéma un jour, une série ou un film, ça m’intéresse. »
Si on devait retenir une chose de toi dans 10 ou 20 ans ?
« Quelqu’un de sincère. Quelqu’un de vrai. J’essaie de dire ce que je pense, et dans ma musique aussi, je reste moi-même. »
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