À l’occasion de sa venue aux Francos de Spa, Alain Chamfort se confie sur une carrière guidée par la curiosité et la sincérité. Entre souvenirs, nouvelles chansons et envie de rester en éveil, l’artiste revient sur son parcours hors du temps.
En 2026, vous êtes en tournée avec deux spectacles différents. Pouvez-vous nous les présenter ?
« Le premier s’intitule Le Meilleur de moi-même. C’est un spectacle construit autour d’un échange avec Valli, qui m’interroge sur mon parcours, mes débuts, mes rencontres et mes chansons. Ensuite, avec le musicien Vincent Vidal, j’interprète les titres en lien avec ces périodes. Le second, La Permanence, est plus centré sur mon dernier album, avec un groupe plus jeune. On y retrouve mes chansons connues, mais aussi des titres plus récents ou plus confidentiels. C’est plus énergique, mais complémentaire du premier. »
Cette formule plus intimiste s’adresse-t-elle davantage aux passionnés ?
« Peut-être à ceux qui aiment la proximité et qui veulent comprendre mon parcours. On y découvre des anecdotes, des explications, quelque chose de plus sensible et plus direct. »
Quelle image aimeriez-vous que le public garde de vous après un tel spectacle ?
« Avant tout de la sincérité. Quand on raconte son histoire sur scène, on ne peut pas jouer un personnage. Les chansons disent déjà beaucoup, mais ces échanges permettent d’aller plus loin. »
Vous serez aux Francofolies de Spa cet été. Quels souvenirs en gardez-vous ?
« J’y suis venu plusieurs fois. C’est un festival convivial, où les artistes se croisent et où le public découvre parfois des choses inattendues. J’en garde de très bons souvenirs, notamment d’une prestation il y a deux ans au début de La Permanence. »
C’est cette formule que vous présenterez à Spa ?
« Oui, avec quatre musiciens. En festival, il faut s’adapter : le temps est plus court, environ une heure, et on ne peut pas tout installer comme en tournée. »
Cela vous oblige à faire des choix dans un répertoire riche.
« Oui. Nous avons structuré le concert autour des auteurs avec lesquels j’ai travaillé, comme Jacques Duvall, Serge Gainsbourg ou Pierre-Dominique Burgaud. Ensuite, il faut trouver un équilibre entre les titres connus et d’autres plus discrets. »
Chanter vos grands succès reste-t-il un plaisir ?
« Oui, parce que chaque interprétation est différente. Tout dépend de l’humeur, du moment. Une chanson peut toujours changer de sens selon l’état d’esprit. »
Qu’est-ce qui vous inspire encore aujourd’hui ?
« Tout ce qui m’entoure : la vie, les relations, la société, mais aussi la musique et les nouvelles générations. Elles apportent beaucoup d’énergie et d’idées. »
Avez-vous encore envie de vous lancer des défis ?
« Le mot est un peu fort, mais j’ai envie de continuer à faire des choses qui ont du sens, et de ne pas me répéter. J’aime l’idée de continuer à me surprendre. »
Vous êtes donc toujours en éveil ?
« Oui. Il faut rester attentif au monde, sans se laisser submerger. Trouver un équilibre permet de continuer à évoluer. »
Un dernier mot sur votre livre ?
« C’est un livre d’entretiens autour de mon best of. On revient sur les albums, leur contexte, les collaborations, les studios, les moments de vie liés aux chansons. Une manière d’éclairer leur histoire. »
Sur le même sujet
Recommandations
Le Kursaal va reprendre vie dès ce week-end : visite en avant-première
Béatrice Pottier : « En 20 ans, le public du Jazz à Verviers Music Festival s’est considérablement élargi »
Faire vivre la culture gratuitement : le défi du Festival Vibrations
Alain Llorca : " J'espère venir présenter le nouvel abum de Gold à Malmedy ! "
Festival de Stavelot : une 69e édition placée sous le signe du voyage et de l'ouverture
La musique de "La Fille dans les Nuages" enregistrée à Malmedy